Texte à méditer

Méditer autour d’un texte, d’une prière

Frères et Soeurs

L’incendie tragique de la cathédrale Notre-Dame de Paris a bouleversé le début de la Semaine sainte des chrétiens que nous sommes.
Malgré ce drame, l’Église du Christ est toujours debout.
Nous sommes les pierres vivantes de cette Église et cela n’impacte en rien la lumière de Pâques qui nous habite.
Nous devons toujours voir dans l’obscurité de notre quotidien cette victoire qui illumine nos yeux, pour que jamais nous ne mettions un genou à terre, mais que nous soyons toujours debout le cœur enraciné dans l’espérance.
Cette espérance qui habite les hommes et les femmes depuis 2000 ans doit être transmise aux jeunes qui ont soif de réconfort, de soutien, d’assurance et de confiance.
Le message de Pâques doit leur être transmis sans hésitation par des passionnés de cette Bonne Nouvelle de l’Évangile.
Notre message n’est pas personnel, mais universel, et a traversé les siècles. Les anciens nous ont transmis cela: prenons avec fierté et joie ce relais dans nos quartiers, dans nos familles, dans la rue ou au travail.
Peu importe le lieu, le Christ ressuscité est toujours là parmi nous dans le temple de l’Esprit Saint que nous sommes.
Si le Christ a donné sa vie pour toute l’humanité dans un amour incommensurable et saisissant, nous avons le droit de tout faire pour ne pas cacher au monde cette belle lumière.
La charité du Christ nous pousse à nous dépenser pour lui au service de nos frères et sœurs plongés dans l’obscurité.
C’est pour cela que la prière est le seul remède de notre foi.
Les pierres de nos édifices religieux peuvent bien tomber, elles ne détruiront pas notre espérance qui est tournée, en cette fête de Pâques, vers la pérennité de notre âme qui restera toujours debout au soir de notre vie. Et un jour, tous nous ressusciterons.
Les âmes du ciel retrouveront un corps de chair non plus souffrant, mais glorifié, comme le Christ au matin de Pâques.
Dans cette espérance, je vous souhaite une joyeuse et belle fête de Pâques.

Le Christ est vraiment ressuscité, alleluia!

Abbé Johan, prêtre coopérateur

« Chaque arbre se reconnait à son fruit » Lc 6,39-45

S’il y a une chose qui nous assurera toujours le Ciel, c’est bien les actes de charité et de générosité dont nous aurons rempli nos existences.
Saurons-nous jamais quel bien peut apporter un simple sourire ?
Nous proclamons combien Dieu accueille, comprend, pardonne.
Mais en sommes-nous la preuve vivante ?
Voit-on en nous cet accueil, cette compréhension et ce pardon, vivants ?
Soyons sincères dans nos relations les uns avec les autres ; ayons le courage de nous accepter les uns les autres comme nous sommes.
Ne soyons pas étonnés ou soucieux de nos échecs ni de ceux des autres ; voyons plutôt le bien qui est en chacun de nous ; trouvons-le, car chacun de nous a été créé à l’image de Dieu.
N’oublions pas que ne sommes pas encore des saints, mais que nous nous efforçons de le devenir.
Soyons donc extrêmement patients quant à nos fautes et à nos chutes.
Ne te sers de ta langue que pour le bien des autres, « car ce que dit la bouche c’est ce qui déborde du cœur ».
Il nous faut avoir quelque chose dans le cœur avant de pouvoir donner ;
ceux dont la mission est de donner doivent d’abord grandir dans la connaissance de Dieu.

Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997

Tu aimeras ton Prochain Mt 5,43-48

Il se trouve dans la communauté une sœur qui a le talent de me déplaire en toutes choses ;
ses manières, ses paroles, son caractère me semblaient très désagréables.
Cependant c’est une sainte religieuse qui doit être très agréable au bon Dieu ;
aussi ne voulant pas céder à l’antipathie naturelle que j’éprouvais, je me suis dit que la charité ne devait pas consister dans les sentiments, mais dans les œuvres.
Alors je me suis appliquée à faire pour cette sœur ce que j’aurais fait pour la personne que j’aime le plus.
À chaque fois que je la rencontrais je priais le bon Dieu pour elle, lui offrant toutes ses vertus et ses mérites.
Je sentais bien que cela faisait plaisir à Jésus, car il n’est pas d’artiste qui n’aime à recevoir des louanges de ses œuvres, et Jésus, l’artiste des âmes, est heureux lorsqu’on ne s’arrête pas à l’extérieur mais que, pénétrant jusqu’au sanctuaire intime qu’il s’est choisi pour demeure, on en admire la beauté.
Je ne me contentais pas de prier beaucoup pour la sœur qui me donnait tant de combats, je tâchais de lui rendre tous les services possibles et quand j’avais la tentation de lui répondre d’une façon désagréable, je me contentais de lui faire mon plus aimable sourire et je tâchais de détourner la conversation.
Souvent aussi, ayant quelques rapports d’emploi avec cette sœur, lorsque mes combats étaient trop violents, je m’enfuyais comme un déserteur.

 

Sainte Thérèse de l’Enfant- Jésus (1873-1897)

Prière et jeûne en communion avec les victimes d’abus sexuels

Dans sa lettre au Peuple de Dieu du 20 août dernier, le pape François a attiré l’attention de tous les fidèles sur la gravité des abus sexuels sur mineurs commis par des membres du clergé ou des personnes consacrées.

En citant l’apôtre saint Paul, « si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui » (1 Co12, 26), il nous a non seulement invités à prendre vive conscience de la souffrance des victimes, mais aussi « à assumer la douleur de nos frères blessés dans leur chair et dans leur esprit ».

Le pape a ajouté : « J’invite tout le peuple saint fidèle de Dieu à l’exercice pénitentiel de la prière et de jeûne … pour réveiller notre conscience, notre solidarité et notre engagement en faveur d’une culture de protection », tout en précisant que « la dimension pénitentielle du jeûne et de la prière nous aidera en tant que peuple de Dieu à nous mettre face au Seigneur et face à nos frères blessés, comme des pécheurs implorant le pardon et la grâce de la honte et de la conversion […] afin que grandisse parmi nous le don de la compassion, de la justice, de la prévention et de la réparation ».
Le diocèse de Strasbourg répond sans hésiter à cet appel du pape, en invitant tous les fidèles à une
JOURNÉE DE PRIÈRE ET DE JEÛNE le vendredi 29 mars 2019.
Un chemin de croix et une veillée de prière élaborés par le Service diocésain de liturgie seront diffusés aux communautés paroissiales pour soutenir leur démarche de prière.
Mgr RAVEL, archevêque de Strasbourg

Pour la ville de Haguenau, nous proposons une « veillée pénitentielle » à 20h00 ce jour-là en l’église St. Nicolas.
Abbé Yannick BEUVELET, curé

Le carême : chemin de 40 jours ….

Le Carême est un temps de pénitence, de conversion de l’esprit et du cœur, entre le mercredi des cendres,

cette année le mercredi 6 Mars, et Pâques, le dimanche 21 Avril, cœur de la foi chrétienne, qui célèbre la Résurrection du Christ.

La Semaine sainte – dernière semaine de Carême – qui commence avec le dimanche des Rameaux, commémore la Cène, la Passion et la mort du Christ sur la Croix. Le Samedi saint au soir et le dimanche de Pâques, les chrétiens célèbrent la résurrection du Christ.

40 jours (sans compter les dimanches) pour nous mettre en route, pour nous tourner vers Jésus, pour apprendre à aimer mieux.

La pratique du Carême va insister sur 3 points

Le jeûne : se priver d’une chose qu’on aime, de nourriture ou de quelque chose qui nous paraît indispensable, alors qu’en réalité on peut se passer de trop manger, de tabac, d’alcool, d’une émission de télévision, de jeux vidéo, etc.
Il ne s’agit pas de se priver par obligation, mais par amour pour Dieu. C’est, dans toutes les religions, un exercice qui favorise l’intériorité. Concrètement, au cours du Carême le jeûne est demandé le jour du Mercredi des Cendres et le Vendredi Saint.
Il consiste à prendre un repas léger le midi, sans alcool et sans viande. Ne pas confondre avec l’abstinence (de viande) qui est demandée, durant le Carême, tous les vendredis et le mercredi des Cendres.

Le partage ou l’aumône : le partage nous invite à vivre en frères. Lié au jeûne, le partage indique le sens de nos privations. Là aussi, il ne s’agit pas de se priver pour le plaisir (ou pour la douleur), mais bien pour s’ouvrir aux autres. Après tout, nous célébrons à Pâques, le don de soi du Fils de Dieu, auquel nous sommes invités à répondre à notre tour.

La prière est le troisième volet de la pratique du Carême.
Cette fois, c’est une invitation à vivre en fils de Dieu. Si par le jeûne, on se « désencombre » de soi, si par le partage on comble l’autre de notre richesse, par la prière on se remplit de la présence de Dieu, ou plutôt on laisse Dieu nous remplir de sa présence.

Il est dit que Dieu le Père voit dans le secret de notre cœur. Comment ?

Dieu nous connaît très bien. Il voit tout ce que nous vivons, il est présent dans notre cœur, à cet endroit si beau qu’il appelle le « secret ».
Nous pouvons faire l’aumône (partager), prier, jeûner, afin que les autres nous admirent comme de très bonnes personnes et nous remercient.
Nous pouvons aussi agir sans chercher à nous faire remarquer et être récompenser, mais simplement pour faire plaisir aux autres et à Dieu, lui qui voit ce que nous faisons dans le secret, c’est plus difficile mais c’est ce que Dieu préfère.