Texte à méditer

Méditer autour d’un texte, d’une prière

Devenir un enfant…

« Amen je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux .» Mt 18, 3

L’Ecriture nous appelle tous des « enfants » ; lorsque nous nous mettons à suivre le Christ, nous recevons le nom de « tout-petits » (Mt 18, 3 ; 19, 13 ; Jn 21, 5).
Qui donc est notre éducateur, notre pédagogue, à nous, les tout-petits ?
Il s’appelle Jésus.  Il se donne lui-même le nom de berger ; il se dit « le bon berger » (Jn 10, 11).
Il établit une comparaison entre les bergers qui guident leurs brebis et lui-même, le pédagogue qui dirige les petits enfants, le berger plein de sollicitude pour les tout-petits qui, dans leur simplicité, sont comparés à des brebis. « Et ils seront tous, dit-il, un seul troupeau, car il y aura un seul berger » (Jn 10, 16).
Notre pédagogue, c’est donc naturellement le Verbe, la parole de Dieu, car il nous conduit vers le salut.
C’est ce qu’il a dit clairement par la bouche du prophète Osée : « Je suis votre éducateur » (5, 2 LXX).
Quant à sa pédagogie, c’est la religion : elle nous enseigne le service de Dieu, nous forme à la connaissance de la vérité, nous conduit droit au ciel.
Le navigateur dirige le bateau avec l’intention de mener les passagers à bon port ; de même, notre pédagogue indique aux enfants de Dieu le mode de vie qui conduit au salut, en raison de sa sollicitude pour nous.
Celui qui nous conduit donc, c’est le Dieu saint, Jésus, la parole de Dieu, guide de l’humanité entière ; Dieu lui-même nous conduit, dans son amour pour nous.

Saint Clément d’Alexandrie (150-v.215)

Le Pédagogue, I, 53-56 ; SC 70.

Le pain de l’autre rive

Moment de vérité où Jésus met les choses au point : quelles sont les réelles motivations de ceux qui le recherchent et qui viennent de le retrouver sur l’autre rive ?

La nourriture fait partie de la recherche des hommes mais le don que Jésus avait fait dans la multiplication des pains n’a pas été compris.
Ce qui est attendu des hommes ne correspond pas à ce que Dieu offre par Jésus.
Ce que Jésus attend est une réponse de foi, une réponse décisive prête à recevoir le don du pain de vie parce qu’il est le chemin qui mène à Dieu et qui rassasie le cœur de l’homme.
Dieu se donne en son Fils et comble l’homme qui croit en lui.

Le passage sur l’autre rive, c’est cet acte de foi en celui en qui nous mettons notre espérance, en qui nous prenons force, en qui la vie donne sens à notre vie.
Passer d’une nourriture qui se perd à celle qui demeure, c’est devenir autre.
Être disciple missionnaire, comme le dit Paul aux Éphésiens, c’est devenir un homme nouveau qui sait vivre en se donnant, à l’exemple du Christ.
La longue histoire du peuple d’Israël, son expérience de la manne au désert, sa recherche de signes qui authentifient le don de Dieu qui est lié à l’appel à vivre selon sa loi ; voilà le chemin de tout homme en recherche de la vérité.
Paul précise clairement le même chemin : celui qui sort des pratiques anciennes qui enferment l’homme sur lui-même et qui se laisse renouveler par le Christ.
Un programme de vie qui emprunte celui de tant d’hommes et de femmes qui se sont laissé habiter par l’Esprit de Dieu.

Croire n’est pas une certitude sans faille ni question. Croire en Jésus est dans le domaine de la confiance donnée et de la confiance reçue.
L’œuvre de Dieu, c’est que nous acceptions la confiance qui nous est donnée par son amour et que nous en vivions.
Nous serons une foule de gens qui n’ont plus jamais faim ni jamais soif, car, au fin fond de nous-mêmes et malgré et à travers les aléas de la vie et des épreuves et des chutes, nous aurons confiance.

Jésus nous appelle aujourd’hui à orienter nos désirs hors du matériel. Jésus est le Pain de vie qui comble toutes les faims.
Saint Jean nous dit que les gens qui ont entendu Jésus, étaient offusqués.
Nous qui entendons ces paroles, est-ce qu’elles nous posent question ?

Diverses sources

19ème dimanche : « Le signe du Pain »

Comme Élie, nous sommes parfois confrontés à des situations qui nous empêchent d’être pleinement vivants, pleinement joyeux.
Lorsque la vie est un poids, et que ce poids devient insupportable, quand la culpabilité se fait sournoisement agressive et pesante, nous nous exilons dans un demi-sommeil qui ressemble à un tombeau, où le passé est aussi noir que l’avenir.
Dieu n’abandonne pas Élie, car il est un Dieu de Vie.
Il donne à Élie une nourriture qui rappelle la manne de l’Exode au désert.
C’est la nourriture offerte à Élie sur son chemin et qui mène à une rencontre avec Dieu.
Cette nourriture, saint Jean rapporte que c’est Jésus lui-même, la parole de Dieu par excellence et le pain de la vie éternelle.
Jésus ne met pas la mort de côté.
Jésus nous fait ouvrir les yeux et il nous invite à regarder le Père avec ses propres yeux, ceux de son Fils.

À nous comme au prophète Élie, Dieu offre le pain du ciel, le pain de vie, qui nous aide à marcher jusqu’au bout, à nous rendre jusqu’à la montagne du Seigneur.
Chaque fois que nous nous approchons de la table eucharistique, le Seigneur nous rappelle qu’il est le pain vivant qui donne force et courage pour la longue route à faire.

«Lève-toi et mange, car autrement ta route sera longue».

 

17ème dimanche

Cinq pains d’orge et deux poissons ! La multiplication des pains par le Christ a été possible grâce à la générosité d’un jeune garçon : c’est sans doute grâce à cette générosité que d’autres personnes présentes décidèrent eux aussi de partager le peu qu’ils avaient… Et il y en eut pour tout le monde, il y eut même des restes.

Lorsqu’il y a des besoins, nous ne pouvons résoudre le problème seuls. Mais avec Dieu et avec les autres, nous pouvons améliorer la situation. Le Seigneur a besoin de notre contribution, si petite soit-elle. Dieu ne fait pas de miracle à partir de rien, il les fait à partir des cinq petits pains d’orge et des deux poissons.
Essayons, comme nous le demande St Paul dans la 2ème lecture, de «mener une vie digne  de l’appel que nous avons reçu.» Soyons justes, partageons notre temps, nos talents, notre argent. C’est ainsi que nous pourrons ensemble améliorer un peu les problèmes de notre monde.

 Source internet

Reprendre souffle avec Jésus

Seigneur, nous voici autour de toi,
fatigués mais heureux des merveilles
que tu as accomplies dans le cœur de nos frères
à travers la pauvreté même de notre témoignage, en ton Nom.

Nous nous reposons avec toi.
Nous nous reposons en toi, dans le sein de ta Trinité Sainte.
Ce temps de désert avec toi, ce temps d’écoute de ta Parole, ce temps nous est bon.
Tu refais nos forces et notre cœur usés à ton service et tu prépares notre courage

Venez à l’écart

Tu apprêtes notre patience,
tu ranimes notre enthousiasme pour retourner à la moisson.

Seigneur, aide nos communautés,
à demeurer vivantes et chaleureuses,
ouvertes et accueillantes
pour conduire vers toi, Jésus, l’unique Pasteur du troupeau,
les foules nombreuses et désemparées                                                                                         de tous ceux qui ont faim et soif de ta Parole de Vérité.

Seigneur, prends soin de nos communautés,
afin qu’elles rayonnent ton Amour.