Texte à méditer

Méditer autour d’un texte, d’une prière

Disciples et missionnaires (suite)

Comme annoncé, voici quelques nouvelles de nos divers projets en cours. Ils seront développés dans les prochaines feuilles d’informations. Comme maintenant, nous travaillons sur l’ensemble de la ville de Haguenau, vous serez informés de ce qui se passe sur l’une et l’autre de nos communautés de paroisses, car ces projets peuvent intéresser tout le monde.

Nous avons déjà bien avancé sur certains aspects de la vie de nos communautés. Les changements en cour ne sont pas faits pour embêter qui que ce soit, mais nécessaires pour plusieurs raisons :

  • La diminution du nombre de prêtres : un seul curé pour toute la ville, entouré certes d’une équipe de prêtres. Même si le nombre de prêtres est le même qu’avant, il n’y a plus qu’un seul responsable et d’une certaine manière, un peu comme un chef d’entreprise, toutes les demandes, réclamations… convergent chez lui en premier. Il m’arrive parfois d’avoir trois réunions le même soir. Et si je délègue un de mes confrères, j’entends : « Ce n’est pas le curé ! ». La réorganisation vise donc à alléger les tâches pour que humainement ce soit viable.
  • La diminution du nombre de bénévoles. Heureusement, nous prêtres nous ne sommes pas seuls ! Et je sais que je peux compter sur de nombreuses personnes généreuses, qui ont un vrai sens du service et un attachement profond au Christ et à l’Église. Je leur adresse un grand merci. Mais là encore nos effectifs se réduisent, et vieillissent. De plus, il me faut veiller à ce que ces bénévoles ne s’épuisent pas car nous leur en demandons trop. Il est donc nécessaire de renforcer nos diverses équipes et de mutualiser nos moyens entre paroisses.
  • La diminution de nombre de pratiquants et une hausse de la moyenne d’âge. Nous le constatons, d’années en années, il y a moins de monde à nos célébrations et peu de jeunes, et ce malgré tout ce que nous avons pu entreprendre jusqu’à présent. Allons-nous continuer à nous lamenter et voir nos communautés mourir lentement ? Je n’ai pas de solutions miracles, sinon elles seraient mises en place depuis longtemps, mais des intuitions. Comment rendre le message du Christ audible de nos jours ? Comment rendre nos célébrations plus accueillantes et chaleureuses ?

Depuis maintenant un an, les EAP (Equipes d’animation pastorale) des deux communautés travaillent autour d’un livre qui s’intitule : « Manuel de survie pour les paroisses » de James Mallon, aux éditions Artège.
Nous y trouvons beaucoup de pistes pour avancer. Je vous invite à le lire.
(Vous pouvez le trouver à la librairie de Marienthal).
Suite dans les prochains éditos…

 

Yannick BEUVELET, curé-doyen.

 

Disciples et missionnaires

Voilà le thème que nous vous proposons pour cette année pastorale et qui est également celui de la messe de rentrée. Comment pouvons-nous annoncer encore plus efficacement la Bonne Nouvelle ?

Mais au-delà « du faire », de plans d’actions pour l’évangélisation, il nous faut tout d’abord changer de mentalité pour devenir d’avantage disciples. Etre cohérent entre nos paroles et nos actions, être plus conformes aux exigences de l’Evangile. Et là, il y a encore beaucoup de changements à opérer.

Voici un passage d’une lettre de Saint Paul, des conseils qu’il donne aux chrétiens d’Ephèse et que nous sommes invités à méditer durant les mois qui viennent et à mettre en application :

« Aucune parole mauvaise ne doit sortir de votre bouche ; mais, s’il en est besoin, que ce soit une parole bonne et constructive, profitable à ceux qui vous écoutent. N’attristez pas le Saint Esprit de Dieu, qui vous a marqués de son sceau en vue du jour de votre délivrance. Amertume, irritation, colère, éclats de voix ou insultes, tout cela doit être éliminé de votre vie, ainsi que toute espèce de méchanceté. Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ. Oui, cherchez à imiter Dieu, puisque vous êtes ses enfants bien-aimés. Vivez dans l’amour, comme le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, s’offrant en sacrifice à Dieu, comme un parfum d’agréable odeur. » (Ep 4, 29-5, 2)

Nous allons continuer à construire des ponts et l’unité dans nos paroisses et entre nos communautés de paroisses sur notre ville de Haguenau. Voici un autre conseil que nous donne cette fois-ci notre Archevêque Monseigneur Luc RAVEL dans sa première lettre pastorale : « C’est peut-être pourquoi je peine encore à comprendre ces oppositions tenaces entre traditionalistes-progressistes, adorateurs-acteurs… Toutes ces diversités réelles de l’Église, je les ai rencontrées à l’instant même de ma reconversion. Elles me semblent toujours être l’incarnation de l’extrême richesse des charismes. Mais, pour l’affirmer, il faut croire en l’Esprit-Saint plus qu’aux idéologies. L’Un et les autres s’emparent de nos esprits mais avec des effets bien différents : l’idéologie uniformise en divisant tandis que l’Esprit diversifie en unifiant. »

Dans les prochains éditos, je vous présenterai les divers projets en cours sur la ville et nos paroisses. (Cloches, Église verte, Parcours Alpha, Jardin monastique, Nuit des Églises…)

Je vous souhaite une belle année pastorale. Que le Seigneur vous bénisse tous. Paix et Bonheur.

Yannick BEUVELET, curé-doyen.

 

Un peu d’humour…

Voici un texte, que je viens de retrouver dans mes archives. Un peu d’humour, en ce début d’année pastorale, mais du vécu et du concret pour les prêtres. Merci de nous porter dans vos prières, ainsi que les vocations.

Yannick BEUVELET, curé-doyen.

 

PAS FACILE D’ÊTRE CURÉ AUJOURD’HUI

S’il prêche plus de 10 minutes : il n’en finit pas ! S’il fait court : il est superficiel !
S’il est en soutane ou en clergyman : il est intégriste ou psychorigide ! S’il est en civil : il a peur de montrer qu’il est prêtre !
S’il parle de contemplation de Dieu : il plane ! S’il aborde les problèmes sociaux : il vire à gauche !
S’il va travailler en usine : c’est qu’il n’a rien à faire ! S’il reste en paroisse : il est coupé du monde !
S’il marie et baptise tout le monde : il brade les sacrements.
S’il devient plus exigeant : il veut une Église de purs !
S’il reste à la cure : il ne voit personne. S’il fait des visites : il n’est jamais là !
S’il réussit auprès des enfants : il a une religion de gosse ! S’il va voir les malades : il a du temps à perdre et il passe à côté des problèmes de son temps !
S’il fait des travaux à l’église : il jette l’argent par les fenêtres ! S’il ne fait rien : il laisse tout à l’abandon !
S’il collabore avec son conseil paroissial : il se laisse mener par le bout du nez ! S’il n’en a pas : il est trop personnel.
S’il sourit facilement : il est trop familier ! S’il distrait ou préoccupé, il n’a pas vu quelqu’un : il est trop distant !
S’il est jeune : il n’a pas d’expérience ! S’il est âgé : il devrait prendre sa retraite !

Devenir un enfant…

« Amen je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux .» Mt 18, 3

L’Ecriture nous appelle tous des « enfants » ; lorsque nous nous mettons à suivre le Christ, nous recevons le nom de « tout-petits » (Mt 18, 3 ; 19, 13 ; Jn 21, 5).
Qui donc est notre éducateur, notre pédagogue, à nous, les tout-petits ?
Il s’appelle Jésus.  Il se donne lui-même le nom de berger ; il se dit « le bon berger » (Jn 10, 11).
Il établit une comparaison entre les bergers qui guident leurs brebis et lui-même, le pédagogue qui dirige les petits enfants, le berger plein de sollicitude pour les tout-petits qui, dans leur simplicité, sont comparés à des brebis. « Et ils seront tous, dit-il, un seul troupeau, car il y aura un seul berger » (Jn 10, 16).
Notre pédagogue, c’est donc naturellement le Verbe, la parole de Dieu, car il nous conduit vers le salut.
C’est ce qu’il a dit clairement par la bouche du prophète Osée : « Je suis votre éducateur » (5, 2 LXX).
Quant à sa pédagogie, c’est la religion : elle nous enseigne le service de Dieu, nous forme à la connaissance de la vérité, nous conduit droit au ciel.
Le navigateur dirige le bateau avec l’intention de mener les passagers à bon port ; de même, notre pédagogue indique aux enfants de Dieu le mode de vie qui conduit au salut, en raison de sa sollicitude pour nous.
Celui qui nous conduit donc, c’est le Dieu saint, Jésus, la parole de Dieu, guide de l’humanité entière ; Dieu lui-même nous conduit, dans son amour pour nous.

Saint Clément d’Alexandrie (150-v.215)

Le Pédagogue, I, 53-56 ; SC 70.

Le pain de l’autre rive

Moment de vérité où Jésus met les choses au point : quelles sont les réelles motivations de ceux qui le recherchent et qui viennent de le retrouver sur l’autre rive ?

La nourriture fait partie de la recherche des hommes mais le don que Jésus avait fait dans la multiplication des pains n’a pas été compris.
Ce qui est attendu des hommes ne correspond pas à ce que Dieu offre par Jésus.
Ce que Jésus attend est une réponse de foi, une réponse décisive prête à recevoir le don du pain de vie parce qu’il est le chemin qui mène à Dieu et qui rassasie le cœur de l’homme.
Dieu se donne en son Fils et comble l’homme qui croit en lui.

Le passage sur l’autre rive, c’est cet acte de foi en celui en qui nous mettons notre espérance, en qui nous prenons force, en qui la vie donne sens à notre vie.
Passer d’une nourriture qui se perd à celle qui demeure, c’est devenir autre.
Être disciple missionnaire, comme le dit Paul aux Éphésiens, c’est devenir un homme nouveau qui sait vivre en se donnant, à l’exemple du Christ.
La longue histoire du peuple d’Israël, son expérience de la manne au désert, sa recherche de signes qui authentifient le don de Dieu qui est lié à l’appel à vivre selon sa loi ; voilà le chemin de tout homme en recherche de la vérité.
Paul précise clairement le même chemin : celui qui sort des pratiques anciennes qui enferment l’homme sur lui-même et qui se laisse renouveler par le Christ.
Un programme de vie qui emprunte celui de tant d’hommes et de femmes qui se sont laissé habiter par l’Esprit de Dieu.

Croire n’est pas une certitude sans faille ni question. Croire en Jésus est dans le domaine de la confiance donnée et de la confiance reçue.
L’œuvre de Dieu, c’est que nous acceptions la confiance qui nous est donnée par son amour et que nous en vivions.
Nous serons une foule de gens qui n’ont plus jamais faim ni jamais soif, car, au fin fond de nous-mêmes et malgré et à travers les aléas de la vie et des épreuves et des chutes, nous aurons confiance.

Jésus nous appelle aujourd’hui à orienter nos désirs hors du matériel. Jésus est le Pain de vie qui comble toutes les faims.
Saint Jean nous dit que les gens qui ont entendu Jésus, étaient offusqués.
Nous qui entendons ces paroles, est-ce qu’elles nous posent question ?

Diverses sources