Texte à méditer

Méditer autour d’un texte, d’une prière

Une rentrée pastorale : des changements !

Pour la plupart d’entre nous, la rentrée est déjà effectuée. J’espère que ce temps de vacances vous a été profitable pour vous ressourcer et approfondir votre lien avec le Seigneur.

L’équipe pastorale va encore une fois être modifiée à la rentrée. Tout s’est bousculé ces dernières semaines.
C’est le cas notamment pour les prêtres. Je sais que ces changements ne sont pas évidents à vivre pour vous, notamment pour les personnes engagées.
Cela devient même lassant… d’ailleurs c’est un peu la même chose pour moi.
Mais les décisions viennent du diocèse et vous comme moi, nous devons faire avec.
Il faudra donc une nouvelle fois un temps d’adaptation et d’apprivoisement des uns et des autres.

Nous allons ainsi accueillir l’abbé Jean-Sébastien LAVENS.
Il se chargera de toute la pastorale des jeunes (à la suite de l’abbé Johan).
Il s’occupera également de l’aumônerie de l’hôpital (c’est nouveau).
Nous ne devions plus avoir de prêtre étudiant. Finalement, fin août, le diocèse a entendu mes craintes et nous allons recevoir l’abbé Anastase RUCOGOZA originaire du Rwanda.
Nous n’avons pas vu encore ensemble de quelle manière il pourra servir nos paroisses.
L’abbé André N’KOY reste. Toujours fidèle au poste. Nous pouvons vraiment compter sur son aide précieuse. André est également responsable de la chapelle des Missions, il continue son doctorat et il a été élu provincial pour la congrégation. Les activités pour lui ne manquent donc pas.
Vous savez que le nombre de prêtres diminue maintenant rapidement dans le diocèse.
Pour le moment nous pouvons à peu près gérer la ville de Haguenau.
Mais il n’est pas exclu que d’ici un an nous n’ayons plus de prêtre étudiant.
Il faut donc dès maintenant prévoir l’avenir.
J’en reparlerai dans les prochains éditos.

À cette équipe, il faut ajouter nos deux diacres permanents Patrick WAHL et Marc ESCHENLAUER.
Ils auront, entre autre, la charge de coordonner les visites des malades sur la ville.
Enfin, nous accueillons un séminariste stagiaire Amoce LOUIS qui est originaire de Haïti.

Et pour terminer, nous avons tous les bénévoles qui nous entourent.
Je les remercie sincèrement.
Faute de place, je vous informerai dans les prochaines feuilles d’information de l’évolution de nos communautés de paroisses.

Que Dieu vous bénisse en cette nouvelle année pastorale.

Yannick BEUVELET, curé-doyen.

 

Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des cieux est à eux (Mt 5,3)

Frères, examinez avec soin vos demeures intérieures, ouvrez les yeux et considérez votre capital d’amour, et puis augmentez la somme que vous aurez découverte en vous-mêmes.
Veillez sur ce trésor afin d’être riches intérieurement.
On dit chers les biens qui ont un grand prix et avec raison.
Mais quoi de plus cher que l’amour, mes frères ?
A votre avis, quel en est le prix ?
Et comment le payer ?
Le prix d’une terre, celui du blé, c’est ton argent ; le prix d’une perle, c’est ton or ; mais le prix de ton amour, c’est toi-même.
Si tu veux acheter un champ, un bijou, une bête, tu cherches les fonds nécessaires, tu regardes autour de toi.
Mais si tu désires posséder l’amour, ne cherche que par toi-même, c’est toi-même qu’il faut trouver.
Que crains-tu en te donnant ?
De te perdre ?
Au contraire c’est refusant de te donner que tu te perds.
L’Amour lui-même s’exprime par la bouche de la Sagesse et apaise d’un mot le désarroi où te jetait cette parole : « Donne-toi toi-même ! »
Si quelqu’un voulait te vendre un terrain, il te dirait : « Donne-moi ton argent » ou pour autre chose : « Donne-moi ta monnaie. »
Écoute ce que te dit l’Amour, par la bouche de la Sagesse : « Mon enfant, donne-moi ton cœur » (Pr 23,26).
Ton cœur était mal quand il était à toi, quand il était en toi ; tu étais la proie de futilités, voire de passions mauvaises.

 

   Saint Augustin (354-430)
Sermon 34, sur le Ps 149

Apprendre à demander

Pourquoi sommes-nous si prompts à aider quelqu’un… et si lents à demander de l’aide ?
Serait-ce un aveu de faiblesse ?
Un refus de nous sentir redevable envers autrui ?
La peur de nous faire rejeter ? Une aspiration à l’autonomie, à la liberté ?

En abordant le sujet de la « demande », les lectures de ce dimanche interpellent notre relation à Dieu et l’image que nous nous faisons de lui. Abraham est notre premier modèle, d’abord dans le ton décomplexé avec lequel il s’adresse à Dieu.

Ensuite, dans la formulation même de sa prière car elle rejoint le désir de Dieu : celui d’épargner tous les habitants de Sodome et de pardonner aux pécheurs convertis.
Abraham l’obstiné est l’ami de Dieu le miséricordieux (Is 41, 8). Ces deux-là se connaissent, se fréquentent et s’apprécient.
Lorsque Jésus apprend à ses disciples à prier, il insiste sur l’art de la demande. Car la prière de demande ou d’intercession est un mode de relation avec le Père.

Il nous arrive cependant de ne pas savoir quoi demander ni comment le faire et de conclure que Dieu est sourd. La prière ne nous épargne ni les épreuves ni la souffrance.

En revanche, ce que nous demandons, ainsi que la manière dont nous le demandons, est un chemin de conversion dans lequel, pas à pas, nous entendons ce que Dieu nous demande à son tour.

À la suite de Jésus, la prière de demande convertit notre relation à Dieu qui, mystérieusement, nous dévoile son visage.
Dans la prière, notre demande rejoint celle de Dieu, elle s’y ajuste.
Ainsi, demander nous rend capables de recevoir la vie de Dieu. « Demandez, on vous donnera » (Lc 11, 9).
Jésus maître de prière est le Fils de Dieu, Père généreux.
Ces deux-là vivent l’un en l’autre et répandent leur Esprit Saint à tous ceux qui le leur demandent.
Karem BUSTICA, Prions en Église

« Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit ». Jn 15,1-8

Jésus est notre unique maître qui doit nous enseigner,
notre unique Seigneur de qui nous devons dépendre, notre unique chef auquel nous devons être unis, notre unique modèle auquel nous devons nous conformer,
notre unique médecin qui doit nous guérir, notre unique pasteur qui doit nous nourrir, notre unique voie qui doit nous conduire,
notre unique vérité que nous devons croire,
notre unique vie qui doit nous vivifier
et notre unique tout en toutes choses qui doit nous suffire.
Il n’a point été donné d’autre nom sous le ciel, que le nom de Jésus, par lequel nous devions être sauvés.
Dieu ne nous a point mis d’autre fondement de notre salut, de notre perfection et de notre gloire, que Jésus Christ : tout édifice qui n’est pas posé sur cette pierre ferme est fondé sur le sable mouvant, et tombera infailliblement tôt ou tard.
Tout fidèle qui n’est pas uni à lui comme une branche au cep de la vigne, tombera, séchera et ne sera propre qu’à être jeté au feu.
Si nous sommes en Jésus Christ et Jésus Christ en nous, nous n’avons point de damnation à craindre ;
ni les anges des cieux, ni les hommes de la terre, ni les démons des enfers, ni aucune autre créature ne nous peut nuire, parce qu’elle ne nous peut séparer de la charité de Dieu qui est en Jésus Christ.

 

                          Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716)

« Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite » Jean 15,9-11

La joie est prière. La joie est force. La joie est amour. Elle est comme un filet d’amour qui prend les âmes.  « Dieu aime ceux qui donnent avec la joie » (2 Co 9,7).
Ceux qui donnent avec joie donnent le plus.
Il n’y a pas de meilleure façon de manifester notre gratitude à Dieu et aux hommes que d’accepter tout avec joie.
Un cœur brûlant d’amour est nécessairement un cœur joyeux.
Ne laissez jamais la tristesse vous envahir au point de vous faire oublier la joie du Christ ressuscité.
Nous éprouvons tous l’ardent désir du ciel où se trouve Dieu.
Or il est en notre pouvoir à tous d’être dès maintenant au ciel avec lui, d’être heureux avec lui en cet instant même.
Mais ce bonheur immédiat avec lui veut dire : aimer comme il aime, aider comme il aide, donner comme il donne, servir comme il sert, secourir comme il secourt, demeurer avec lui toutes les heures du jour, et toucher son être même derrière le visage de l’affliction humaine.

Sainte Theresa de Calcutta (1910-1997)