Texte à méditer

Méditer autour d’un texte, d’une prière

Carême : Temps de Joie

Il y a déjà plus d’une semaine que nous sommes rentrés dans le temps de Carême, qui est par nature, un temps de jeûne, de prière, de partage.

C’est le temps de la pénitence auquel, j’ajoute, c’est le temps de la joie !
Un qualificatif qui peut paraître en contradiction avec la pénitence.
Pas du tout ! La joie n’est pas l’opposé de la pénitence.
Une vraie pénitence n’a pour vocation que de produire en nous la joie intérieure.
Cette joie est le résultat de nos efforts pour mieux nous préparer à fêter ce qui est le socle de notre foi, à savoir le Mystère pascal : la mort et la résurrection du Christ.

Le temps de Carême répond pleinement à l’invitation que saint Paul adresse à chacun et à chacune d’entre nous de manière individuelle : « Soyez toujours dans la joie du Seigneur ; laissez-moi vous le redire : soyez dans la joie » (Ph4, 4). Il est vrai que le temps de Carême n’existait pas encore à l’époque de Paul, mais le jeûne, l’aumône, la prière faisait partie intégrante des différentes communautés où il passait.

Dans le jeûne, la prière et l’aumône, il a compris que la joie pouvait avoir toute sa place, et pour reprendre les mots du pape François, la joie est la carte d’identité du Chrétien. Pourquoi jeûner ? Prier ? Faire de l’aumône ?
Sinon pour rester dans une amitié filiale avec Celui qui nous a créés pour le bonheur éternel et qui a pris le chemin de la Croix pour nous libérer de nos péchés et nous donner la Joie éternelle.

Chers paroissiens, je me réjouis de cette opportunité de pouvoir souhaiter à chacun de vous un bon temps de Carême.
Et laissez-moi unir ma voix à celle de saint Paul pour vous dire en ce temps de Carême : « Soyez toujours dans la joie du Seigneur ; soyez dans la joie ».
La joie est de l’ordre de la saveur.
Je vous invite à savourer cette joie du temps de Carême dans le jeûne, dans la prière, et l’aumône.

Amoce LOUIS, diacre spsj, stagiaire

 

« Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde »

Le sel est utile partout, il est même indispensable. Il semble disparaître lorsqu’on l’utilise, et pourtant il change fortement le goût des aliments. Telle est notre vocation chrétienne, à la fois indispensable et discrète.
L’image de la lumière vient compléter cette image du sel.
« On n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau : de même, que votre lumière brille devant les hommes. »
La beauté et la bonté des œuvres que nous réalisons sont parfois appelées à être reconnues, car elles sont un témoignage envers le Seigneur qui nous donne de les réaliser : « voyant ce que vous faites de bien, [les hommes] rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »
Ces deux aspects sont finalement très complémentaires.

Le prophète Isaïe nous indique comment nous pouvons être lumière : « si tu donnes à celui qui a faim […], et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres. »
Les gestes de bonté sont toujours à portée de main ; mais en les accomplissant, nous devons nous souvenir que cette lumière qui brille ne doit pas devenir source d’orgueil.
Il y a un chemin d’humilité à trouver, en même temps, pour que ce soit bien le Seigneur qui soit glorifié, et pas nous. Le sel est important, mais discret.

Être sel de la terre, être lumière du monde, cela peut nous sembler un peu trop ambitieux, et à juste titre.
Mais nous devons comprendre que nous ne le sommes finalement qu’indirectement.
C’est Jésus qui réalise vraiment et pleinement cette vocation !
Et nous participons humblement, par notre vie de foi, à Sa mission.
Jésus dira dans l’évangile de saint Jean : « Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »
Maintenant que Jésus n’est plus visible dans le monde, c’est à nous, par notre vie et nos œuvres, de manifester cette lumière, pour Lui rendre témoignage !

Père Jean-Sébastien

Un nouveau missel romain

Vous avez certainement entendu qu’il y aura une nouvelle traduction du Missel romain qui entrera en vigueur le premier dimanche de l’Avent 2020.
Mais qu’est-ce que le Missel romain ?
C’est le livre qu’utilisent les prêtres pour célébrer la messe.
Il ne s’agit en aucune manière d’une réforme de ce Missel romain, ou d’une autre forme de messe, mais simplement d’une nouvelle traduction que nous serons invités à accueillir comme nous avons accueilli le premier dimanche de l’Avent 2014, la nouvelle traduction des Lectionnaires, qui a fait suite à la Traduction officielle liturgique de la Bible.

Tout comme nous avons pris le temps d’apprendre et d’utiliser sans hésitation la nouvelle traduction du Notre Père, nous allons, ensemble, découvrir certains changements, nous les approprier, puis les utiliser « naturellement » pour qu’ils deviennent le lieu d’une rencontre du Christ nous conduisant au Père dans la force de son Esprit.

Ces changements ne seront pas une révolution, ce sont essentiellement de nouvelles tournures de phrases.
Mais cette nouvelle traduction sera pour nous la chance de redécouvrir toutes les richesses de l’eucharistie et des textes qui y sont lus, célébrés, priés…
Nous verrons que ce n’est pas « toujours la même chose » et qu’il y a de nombreuses variantes dans les divers textes.
Souvent j’entends que le vocabulaire est complexe.
C’est vrai, mais avons-nous pris du temps en dehors d’une messe pour découvrir ces oraisons, les prières eucharistiques, de quoi elles sont composées, le message qui y est présent ?
Nous avons tellement l’habitude de les entendre que parfois nous ne faisons plus attention à ce qu’elles veulent dire.

Nous vous mettons à disposition actuellement des fiches de formation pour justement replonger dans la richesse de ce beau sacrement de la messe : « source et sommet de toute vie chrétienne. »
Elles se trouvent au fond des diverses églises.
Il y en a une nouvelle toutes les deux semaines.
Dans les mois qui viennent des outils vous seront proposés pour découvrir peu à peu ces changements de traduction.

Je vous souhaite une belle et bonne année 2020. Que le Corps de Notre Seigneur présent dans l’hostie, rayonne d’amour au fond de votre cœur.

 

Yannick BEUVELET, curé-doyen.

Une rentrée pastorale : des changements !

Pour la plupart d’entre nous, la rentrée est déjà effectuée. J’espère que ce temps de vacances vous a été profitable pour vous ressourcer et approfondir votre lien avec le Seigneur.

L’équipe pastorale va encore une fois être modifiée à la rentrée. Tout s’est bousculé ces dernières semaines.
C’est le cas notamment pour les prêtres. Je sais que ces changements ne sont pas évidents à vivre pour vous, notamment pour les personnes engagées.
Cela devient même lassant… d’ailleurs c’est un peu la même chose pour moi.
Mais les décisions viennent du diocèse et vous comme moi, nous devons faire avec.
Il faudra donc une nouvelle fois un temps d’adaptation et d’apprivoisement des uns et des autres.

Nous allons ainsi accueillir l’abbé Jean-Sébastien LAVENS.
Il se chargera de toute la pastorale des jeunes (à la suite de l’abbé Johan).
Il s’occupera également de l’aumônerie de l’hôpital (c’est nouveau).
Nous ne devions plus avoir de prêtre étudiant. Finalement, fin août, le diocèse a entendu mes craintes et nous allons recevoir l’abbé Anastase RUCOGOZA originaire du Rwanda.
Nous n’avons pas vu encore ensemble de quelle manière il pourra servir nos paroisses.
L’abbé André N’KOY reste. Toujours fidèle au poste. Nous pouvons vraiment compter sur son aide précieuse. André est également responsable de la chapelle des Missions, il continue son doctorat et il a été élu provincial pour la congrégation. Les activités pour lui ne manquent donc pas.
Vous savez que le nombre de prêtres diminue maintenant rapidement dans le diocèse.
Pour le moment nous pouvons à peu près gérer la ville de Haguenau.
Mais il n’est pas exclu que d’ici un an nous n’ayons plus de prêtre étudiant.
Il faut donc dès maintenant prévoir l’avenir.
J’en reparlerai dans les prochains éditos.

À cette équipe, il faut ajouter nos deux diacres permanents Patrick WAHL et Marc ESCHENLAUER.
Ils auront, entre autre, la charge de coordonner les visites des malades sur la ville.
Enfin, nous accueillons un séminariste stagiaire Amoce LOUIS qui est originaire de Haïti.

Et pour terminer, nous avons tous les bénévoles qui nous entourent.
Je les remercie sincèrement.
Faute de place, je vous informerai dans les prochaines feuilles d’information de l’évolution de nos communautés de paroisses.

Que Dieu vous bénisse en cette nouvelle année pastorale.

Yannick BEUVELET, curé-doyen.

 

Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des cieux est à eux (Mt 5,3)

Frères, examinez avec soin vos demeures intérieures, ouvrez les yeux et considérez votre capital d’amour, et puis augmentez la somme que vous aurez découverte en vous-mêmes.
Veillez sur ce trésor afin d’être riches intérieurement.
On dit chers les biens qui ont un grand prix et avec raison.
Mais quoi de plus cher que l’amour, mes frères ?
A votre avis, quel en est le prix ?
Et comment le payer ?
Le prix d’une terre, celui du blé, c’est ton argent ; le prix d’une perle, c’est ton or ; mais le prix de ton amour, c’est toi-même.
Si tu veux acheter un champ, un bijou, une bête, tu cherches les fonds nécessaires, tu regardes autour de toi.
Mais si tu désires posséder l’amour, ne cherche que par toi-même, c’est toi-même qu’il faut trouver.
Que crains-tu en te donnant ?
De te perdre ?
Au contraire c’est refusant de te donner que tu te perds.
L’Amour lui-même s’exprime par la bouche de la Sagesse et apaise d’un mot le désarroi où te jetait cette parole : « Donne-toi toi-même ! »
Si quelqu’un voulait te vendre un terrain, il te dirait : « Donne-moi ton argent » ou pour autre chose : « Donne-moi ta monnaie. »
Écoute ce que te dit l’Amour, par la bouche de la Sagesse : « Mon enfant, donne-moi ton cœur » (Pr 23,26).
Ton cœur était mal quand il était à toi, quand il était en toi ; tu étais la proie de futilités, voire de passions mauvaises.

 

   Saint Augustin (354-430)
Sermon 34, sur le Ps 149