Une Eglise de la routine ?

Il existe un mouvement gravitationnel qui pousse l’Église vers la routine, cela fait une Église autoréférentielle et fermée sur elle-même.
Une Église dont le premier but, tel un club, est de répondre aux besoins de ceux qui s’en réclament membres.
Ce n’est pas le genre de ministère qui nous a encouragés à vouloir être prêtres.

Le jeu a peut-être changé à la mi-temps, mais nous insistons encore trop souvent pour y jouer avec les anciennes règles.
Au cours de ces cinquante dernières années, nous avons assisté au changement social le plus rapide de l’histoire de l’humanité.
Pourtant, dans nos églises, nous insistons sur des méthodologies pastorales qui s’appliquent aux cultures prédisposées d’autrefois.
Il en ressort un sentiment d’enfermement.

Cela fait mal d’être piégé entre l’expérience d’une demande et d’un désir de renouveau et le poids d’une autre culture d’Église penchant pour le maintien du statu quo.
Ceux qui ont la charge de paroisses savent que nos méthodes ne fonctionnent plus.
Malgré cela, ils sont forcés de continuer comme avant tout en affrontant de nouvelles réalités.

Père James Mallon, Manuel de survie pour les paroisses
Editions  Artège, Paris 2015, Pages 64

 

 

Une Eglise de la routine ?